Artiste multidisciplinaire née à Montréal, Karoline Georges a d’abord enseigné la danse contemporaine avant d'étudier l'interdisciplinarité en art, le cinéma et la vidéo à l’Université du Québec à Chicoutimi et l'histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal.

 

Inspirées par les théories évolutionnistes mises en lumière par les éclats et les dérives du transhumanisme, ses œuvres sont peuplées de créatures de la science, de consciences informatiques, d'avatars numériques, de clones et d'androïdes en quête d'une expérience de transcendance. Travail hybride amalgamant littérature, art sonore, photographie, vidéo et modélisation 3D, la démarche de l’artiste s’articule autour d’une quête polymorphe du sublime; sublimation physique, spirituelle, esthétique, sublimation de l’image du corps dans l’espace virtuel ou sublimation de l’environnement urbain par une intervention poétique virtuelle.

 

Ses œuvres ont été présentées à travers le Canada, en Europe et en Amérique (FILE-Electronic Language International Festival au Brésil; Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid; Athens Digital Arts Festival en Grèce; Over the Real Festival Internazionale di Videoarte en Italie; Biennale Internationale d'art contemporain de Carthagène des Indes; Vancouver Visible Verse Festival; ORANGE, L'événement d'art actuel de Saint-Hyacinthe; Biennale Internationale des poètes en Val-de-Marne; Festival Voix d'Amériques).

Son projet REPÈRES a été en sélection pour la longlist du Lumen Prize 2017 au Royaume-Uni, et en sélection officielle à la 4th Ó Bhéal Poetry-film Competition en Irlande en 2016.

 

Son roman De synthèse a été en sélection au Prix des libraires du Québec avant de remporter en 2018 le prix Jacques-Brossard, le prix Arlette-Cousture, le prix Aurora Boréal, ainsi que le Prix littéraire du Gouverneur général.

 

Elle a reçu de nombreuses autres distinctions, dont le FutureFest Art Prize au Royaume-Uni en 2016 et le Prix à la création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec en 2012.